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Le château est situé dans le Poitou, dans le département de la Vienne (86) sur la commune Les Trois-Moutiers.

Il est à proximité de la vallée de la Loire.

 

Le château est construit aux alentours du xiiie siècle. D'abord nommé château de la Mothe-Bauçay, il est la propriété de la famille de Bauçay durant plus de trois siècles.

 

Au xve siècle, lors de son mariage avec Guillaume de Chaunay, seigneur de Champdeniers et chambellan du roi de Sicile, Marie de Bauçay apporte le château en dot.

 

Anne de Chaunay, Dame de Champdeniers, Javarzay et de la Mothe-Baucay se marie à Jean de Rochechouart, chambellan du roi Louis XI, en 1448. Les seigneuries de Bauçay et de Chaunay entrent alors en la possession d'une des familles les plus puissantes du royaume de France, la famille Rochechouart et ce pendant plus de deux siècles.

François, vicomte de Rochechouart, baron de Champdeniers, de la Tour d’Auvergne, seigneur de Javarzay et de la Mothe-Bauçay, fait du château de la Mothe-Chandeniers un château fastueux. Exilé de la Cour du Roi en 1657 pour avoir participé à la Fronde, il en fait un lieu à la mode donnant d'incroyables réceptions, invitant artistes et amis. Ruiné et criblé de dettes, il laisse le château aux créanciers en 1683. Marie de Rochechouart, sœur de François le rachète, puis le vend  en 1685 à Nicolas de Lamoignon, seigneur de Basville.

Nicolas de Lamoignon, seigneur de Basville, intendant du Languedoc et conseiller d’Etat, obtient l'élévation de la seigneurie de la Mothe-Chandeniers en marquisat par lettres patentes en 1700.      

Le 23 avril 1766, le domaine est attribué par licitation à René-Charles de Maupéou, vice-chancelier, garde des Sceaux du royaume de France, conseiller du Roi, président du Parlement de Paris et marquis de Morangles.

La famille de Maupéou vivant à Paris, le château est peu à peu laissé à l’abandon, puis pillé durant la Révolution Française.

François Hennecart, riche négociant parisien, achète le château en 1809 et le fait restaurer en conservant le style médiéval. Il aménage les alentours et y fait planter un vignoble. Sa fille Alexandrine Hennecart, mariée à Jacques Ardoin, banquier parisien, en hérite. Ils entreprennent une reconstruction massive de l'édifice entre 1850 et 1865, dont le style s'inspire du modèle néo-gothique et du goût romantique. L'architecte chargé des travaux s'inspire des châteaux de la Loire. Sa troisième fille, Marie Ardoin, qui épouse le baron Edgard Lejeune  en 1857, le rachète dans les années 1870.

Le dimanche 13 mars 1932, un violent incendie se déclare et ravage entièrement le château. Les pompiers, venus de toute la région, restent impuissants devant l'ampleur du brasier. Seules les dépendances dont font partie la chapelle et le pigeonnier sont épargnées. Les pertes sont considérables et se chiffrent à plusieurs millions de francs.

En 1963, après la guerre d'Algérie, Jules Cavroy, industriel à la retraite, rachète le domaine à la famille Lejeune et en fait une propriété de plus de deux mille hectares. Le domaine devient une exploitation pilote dans la culture et l'irrigation.

Le domaine du château est vendu en lot dans les années 1980, expliquant en partie le morcellement actuel.